Histoire: le sel de Guérande

Le sel guérandais aussi authentique et naturel que son histoire

Les marais salants de Guérande occupent une zone qui s’étend sur le territoire de 3 communes Guérande, Batz-sur-Mer et La Turballe. Cette zone de marais salants communique par l’intermédiaire d’étiers avec l’océan Atlantique qui renouvelle en permanence les eaux chargées en sel des marais.

 

On récoltait le sel de Guérande sur la presqu’île dès l’Age de Fer. Les premières salines utilisant les capacités de stockage de la lagune remontent au IIIème siècle, peu après la conquête romaine.

Cependant le véritable visage des marais salants est réellement apparu grâce aux moines de l’abbaye de Landévennec qui fondèrent en 945 le prieuré de Batz. Ils ont créé, amélioré et fait évoluer les marais salants au fil des années influençant ainsi fortement la physionomie de ce lieu.

800x600_les-marais-salants-de-guerande-vus-du-ciel-945En étudiant les marées, le vent, le soleil, les moines ont tracé le plan des salines, celui que l’on lit toujours aujourd’hui. Travail de titan, cette manufacture à ciel ouvert a assuré la prospérité de Guérande pour de nombreux siècles en ouvrant les premières routes commerçantes de l’Europe, Eldorado de la Bretagne.

La création de ces salines s’est étendue sur plusieurs siècles, et certaines salines carolingiennes sont toujours en exploitation en l’état sur Batz sur Mer. Vers l’an 1500, les marais atteignaient 80 % de la surface actuelle. Les dernières salines ont été construites au 18ème siècle.

L’arrêt de l’extension des marais salants de Guérande est essentiellement due à la limite juridique imposée par l’état français à partir de la révolution de 1789 mais aussi à la demande plus faible en sel de l’Europe du Nord suite à la découverte de nouvelles sources d’approvisionnement.

A la fin des années 70 tout a failli disparaître, peu rentable, l’âge d’or du sel de Guérande semblait bel et bien terminé. C’est pourtant à ce moment-là que des hommes sans réelle expérience ont décidé de devenir paludier et de s’essayer au métier afin de faire perdurer cette tradition.

A cette époque, ces hommes ont dû apprendre un savoir-faire ancestral en parfaits autodidactes et ont connu des années difficiles car le prix du sel était extrêmement bas.

Petit à petit, la jeune génération et l’ancienne ont travaillé ensemble et aujourd’hui le sel de Guérande est de nouveau reconnu mondialement.

C’est grâce à des hommes passionnés que les marais salants existent encore aujourd’hui. A force de travail on peut encore récolter ce sel si précieux. L’or blanc est de retour car ils ont su lui redonner une renommée mondiale. il existe même une école de formation pour devenir paludier, le métier se porte aujourd’hui si bien qu’il est devenu attractif.

Au moins cinq salines de l’époque carolingienne sont encore exploitées sur le marais. Cette tradition du métier de paludier et la préservation de ses gestes ont véritablement permis aux marais de Guérande de vivre jusqu’à aujourd’hui.

 

La récolte

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Le sel de Guérande se cristallise, posé sur le fond d’argile de l’œillet.
Pendant la saison, le paludier en récolte chaque jour entre 40 et 80 kg par œillet. Avec son las, le paludier crée une vague qui va décrocher les cristaux et les transporter vers la ladure. C’est le lieu où sera relevé le sel.
Après un court égouttage, il sera porté vers le tremet pour sécher au soleil avant que la récolte ne soit rentrée dans les salorges à la fin de la saison.

 

Sources :

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